Qu’est-ce qu’une infiltration lombaire ? 

Une infiltration lombaire est un processus durant lequel un traitement anti-inflammatoire est injecté pour diminuer une inflammation locale, et donc calmer la douleur dans une zone du dos. Elle permet ainsi une plus grande efficacité qu’une diffusion plus générale, et évite ainsi les effets indésirables que l’on retrouve avec un traitement anti-inflammatoire classique.

L’injection se fait au niveau de la colonne où le nerf ressort, afin de pouvoir se faire dans la racine nerveuse qui est concernée par l’inflammation qui doit être traitée.

 

Comment ça se passe ? 

L’infiltration lombaire se fait souvent en ambulatoire, avec un guidage par imagerie médicale (radiographie, échographie ou encore scanner), pour que le meilleur point d’entrée puisse être trouvé.

Souvent, on passe d’abord un premier scanner, afin de repérer le meilleur endroit pour injecter la solution anti-inflammatoire. Ensuite, la peau est nettoyée et désinfectée afin d’injecter une solution contraste sans effet, afin de vérifier lors du second scanner que le produit se répand bien de la manière dont il doit le faire. Si c’est le cas, alors le produit anti-inflammatoire est injecté.

Dans quels cas effectuer une infiltration lombaire ? 

L’infiltration lombaire est utilisée lorsque quelqu’un souffre de sciatique, de cruralgie, ou encore de lombalgie, et que les traitements médicamenteux, le repos, ou la rééducation n’ont pas permis de soigner ou de soulager la douleur. C’est donc un dernier recourt permettant de calmer les inflammations.

Après l’infiltration

Après l’infiltration, il faut rester à l’hôpital de manière à se reposer, et pour rester sous surveillance car après une infiltration la douleur a tendance à augmenter. Puis ensuite, il est conseillé de se reposer pendant 24 à 48 heures, afin que le produit reste bien dans la zone concernée, et qu’il puisse donc agir sans trop se répandre.

Ensuite vient le moment d’avoir les résultats. Généralement, ceux-ci se font ressentir entre 24 et 48 heures après l’injection. Les résultats dépendent fortement entre les différents patients. Il peut arriver que de multiple infiltration, espacées d’une semaine de temps soient nécessaires afin d’obtenir un résultat. Bien sûr, l’infiltration lombaire sert uniquement à soulager la douleur ponctuellement, mais elle ne constitue pas un traitement de fond.

Pour ce qui est des risques concernant l’infiltration, sachez que les risques d’infection sont très faibles. Si après une infiltration vous ressentez des symptômes d’infection tels que la fièvre, ou une inflammation à l’endroit de l’injection, vous devez rapidement consulter.

8 Choses à savoir sur l’infiltration

Il y a quelques informations qu’il faut connaître avant de subir une infiltration lombaire.

  • Les infiltrations ne vont pas soigner la cause de la douleur. En effet, les anti-inflammatoires contenus dans la solution injectée sont uniquement là pour faire baisser la sensation de douleur à l’endroit de l’injection. C’est d’ailleurs pour cela que les infiltrations se font pendant les périodes de crise. Mais elles ne vont pas régler le vrai problème qui a causé la douleur dans votre dos.
  • Elles sont souvent proposées en deuxième option. En effet, il est très rare que l’infiltration lombaire soit le premier recours choisir par les médecins. En effet, en cas d’inflammation ce sont souvent des anti-inflammatoires oraux qui sont prescrits. Et si ces médicaments sont un échec, dans ce cas une infiltration est prescrite. L’infiltration lombaire est donc immédiatement envisagée seulement si le patient ne peut pas prendre d’anti-inflammatoire oral pour une raison ou une autre.
  • Les injections ne se font pas toujours au même endroit. En fonction du problème qui doit être réglé, l’infiltration se fait à des endroits différents. Pour les problèmes articulaires, l’infiltration se fait directement dans l’articulation. Ensuite, lorsque c’est une infiltration liée à une hernie discale, ou à un rétrécissement du canal lombaire, dans ce cas c’est directement dans le rachis que se fait l’injection, afin d’atteindre la racine nerveuse. Et pour finir, en cas de tendinite on fait l’injection dans le tendon (maint l’infiltration dans le tendon doit être murement réfléchis et doit permettre de passer à la rééducation, car une injection dans le tendon fragilise celui-ci pendant des semaines).
  • Plusieurs injections peuvent être nécessaires. En effet, si une première injection ne suffit pas, il est possible d’en effectuer une deuxième dans les quinze jours, puis éventuellement une troisième, mais pas plus, car ce serait inutile. Tout dépend des cas de figure. Par exemple, lorsqu’il s’agit d’arthrose, et que la première injection n’a pas eu d’effet ou très peu, généralement les professionnels de santé préfèrent s’en tenir là, car il est très rare que la deuxième infiltration soit plus efficace. Quand il s’agit d’une sciatique ou d’une cruralgie, il faut souvent attendre plusieurs semaines avant de constater un vrai résultat. Dans tous les cas, il faut s’adapter à la situation, et il n’y a pas vraiment de règle prédéfinie pour dire combien d’infiltrations peuvent être faites.
  • Les injections peuvent être douloureuses. En effet, surtout quand l’infiltration se déroule au niveau de la hanche ou des doigts. Dans ce genre de cas, on applique un patch anesthésique, afin que la douleur soit moins forte. Mais la douleur sur le coup n’est pas la seule qui peut se faire ressentir. En effet, il est aussi possible qu’une douleur apparaisse dans les 24 à 48 heures qui suivent l’infiltration. Si la douleur persiste et que vous avez de la fièvre, vous devez consulter un professionnel de santé. Mais généralement, la douleur finit par s’estomper.
  • Les corticoïdes peuvent aggraver certaines maladies. En effet, cette substance peut entraîner de nombreux effets secondaires. Par exemple, en cas de diabète, parfois il est préférable d’éviter l’infiltration qui pourrait dérégler le taux de glycémie, surtout quand le diabète n’est pas traité. Il en va de même avec l’hypertension et le glaucome.