La sciatique est avant tout définie par une douleur au niveau du nerf sciatique. Effectivement, ce nerf peut s’avérer très douloureux puisqu’il est le plus grand nerf de notre corps. Il permet aux jambes d’avoir accès à n’importe quel type de mouvements mais aussi, aux sens que nous ressentons. Le nerf sciatique contient de multiples racines nerveuses, qui naissent au niveau de la moelle épinière; et plus précisément près des vertèbres lombaires 4 et 5, et des vertèbres sacrées 1, 2 et 3.

Si vous êtes victime d’une sciatique, vous pourrez connaître différents symptômes que nous avons classés ici :

● Une douleur qui survient d’un seul coup, qui est forte et donc, qui prend possession de la fesse, et de l’arrière de la cuisse, même si la douleur peut parfois varier d’endroit;
● Dans des cas beaucoup plus rares, vous pouvez connaître une douleur qui passe sur le devant de la cuisse et qui continue le long de la jambe ;
● La douleur est la plupart du temps unilatérale (à gauche ou à droite) ;
● Une douleur plus ou moins forte, qui peut-être amplifiée par certaines positions, ou, à l’inverse, soulagée lorsque vous êtes allongés ;
● Des engourdissements, voire des fourmillements, dans la jambe ;
● Une faiblesse au niveau des muscles inférieurs de la jambe.

En général, la sciatique peut-être reconnue chez des hommes, âgés de 30 ans ou plus, et étant victimes de facteurs aggravants, tels qu’une lombalgie chronique, un travail ou un sport, qui sollicitent beaucoup trop la colonne vertébrale.

Quelles sont les causes de la sciatique ?


Le facteur principal de cause de sciatique est l’hernie discale. La sciatique, dans ces cas là, survient lors de la compression de l’une des racines du nerf sciatique.
Cependant, il est quand même bon à savoir que toutes les hernies discales ne sont pas antérieures à des sciatiques.

D’autres facteurs, moins connus, peuvent être à l’origine d’une sciatique :

● L’arthrose au niveau des vertèbres lombaires ;
● Un traumatisme ayant eu un mauvais impact au niveau du dos, tel qu’une chute ou un accident ;
● Le tassement de vertèbres provenant d’ostéoporose ;
● Une maladie inflammatoire au niveau du rachis, telle que la spondylarthrite ankylosante ou encore, le rhumatisme psoriasique ;
● Une infection de la colonne vertébrale, comme dans la maladie de Pott (tuberculose osseuse) ;
● Des métastase ou une tumeur proches de la colonne vertébrale.

Une autre forme de sciatique est peu répandue mais existe bel et bien, les sciatiques que les femmes ont au cours de la grossesse. En effet, les mauvaises postures adoptées suite à une prise de poids trop importante provoquent un écrasement du nerf sciatique, suivi de douleurs.

Lombosciatique et autres formes de sciatique

La sciatique est généralement associée à des douleurs au niveau des vertèbres lombaires. Dans ces cas particuliers les spécialistes parlent, non plus de sciatiques simples mais de lombosciatiques. Ce terme désigne en fait l’association d’une sciatique et d’une lombalgie.
Cette forme de sciatique est très courante et elle se manifeste par les symptômes suivants :

● Une douleur au niveau du bas du dos, associée à des douleurs dans la jambe ;
● Une douleur consécutive à des efforts ;
● Une douleur très fortement augmentée dans certains cas, lors d’une toux ou lors d’efforts physiques, mais qui peut être calmée en position allongée ;
● Un engourdissement continuel dans la jambe et le pied ;
● Des problèmes de sensibilité au niveau de la jambe et du pied ;
● Une jambe tout à fait normal physiquement, ne présentant aucun gonflements, ni aucune couleur suspecte.

À part la lombosciatique, d’autres formes de Sciatique existent, elles sont plus rares mais plus graves, en voici quelques exemples :

● La sciatique paralysante qui entraîne un déficit moteur de la jambe : la victime de cette sciatique perd l’usage de sa jambe lorsqu’il exécute certains mouvements ;
● La sciatique hyperalgique, qui, malheureusement, ne peut être calmée par les médicaments antalgiques prescrits habituellement ;
● La sciatique dû au syndrome de la queue de cheval. Dans ce cas précis, la sciatique est associée à l’atteinte de racines nerveuses, qui, elles même, sont faites pour assurer la sensibilité de la jambe et du périnée. De nombreux troubles sont dus à cette sciatique tels que des troubles au moment d’aller aux toilettes, ainsi que des troubles moteurs des jambes. Par exemple, le patient aura du mal à marcher car la force musculaire de sa jambe diminuera peu à peu.

Les signes qui caractérisent la sciatique sont, en général, suffisant pour que le médecin puisse émettre un diagnostic. Alors, le médecin doit chercher à connaître précisément la cause de la sciatique en question. Pour se faire, il aura recours à de nombreux examens:

● La recherche d’un trouble tel que la scoliose, qui influe sur la statique du corps ;
● L’étude des réflexes neurologiques ;
● L’aspect qu’a la jambe ;
● Une analyse approfondie de la force musculaire et de la sensibilité dans la jambe.

En auscultant le patient, le médecin peut définir si la cause de la sciatique est une hernie discale ou non, et à quel niveau elle est située. Malgré tout, certaines formes de sciatique sont prolongées et durent de nombreuses semaines, elles sont en plus de cela résistantes aux traitements habituels. Dans ces cas là, l’avis d’un autre spécialiste de la santé est crucial. Vous pouvez faire appel à un rhumatologue ou un chirurgien par exemple, ils sont fortement recommandés car ils peuvent prescrire des examens complémentaires :

● Des radiographies du rachis dorsolombaire ;
● Un scanner ou une IRM (Imagerie par Résonance Magnétique) du rachis.

Que faut-il faire en cas de sciatique ?


Si les douleurs associées à une sciatique surviennent brusquement, vous pouvez faire quelques gestes simples et recommandés.

● Éviter d’opter pour des positions et pour des mouvements qui provoquent de nouvelles douleurs ou amplifient les premières ;
● Éviter le repos au lit de façon excessive et prolongée ;
● Surélever les jambes lorsque vous êtes en position allongée afin de réduire les douleurs.
● Adapter vos activités à vos douleurs ;
● Prendre un traitement antalgique très rapidement pour soulager les douleurs : du paracétamol, un anti-inflammatoire non stéroïdien (ibuprofène, kétoprofène ou l’aspirine) ;
● Créer des zones de chaleur sur les muscles douloureux ;

Évidemment, si après quelques jours les douleurs sont persistantes vous devez contacter un médecin rapidement.

De plus, une consultation médicale est aussi conseillée dans les cas suivants:

● Une faiblesse ou un engourdissement progressif dans une jambe ou un pied ;
● Une diminution de la sensibilité dans tout une partie de la jambe ;
● Une intensification des douleurs, la nuit surtout ;
● Une perte de poids involontaire ;

Dans des cas plus rares, il est crucial de faire appel à un professionnel de la santé en urgence, si la sciatique s’accompagne de :

● Une douleur extrême, non calmée par des médicaments et antalgiques ;
● Une paralysie, ou une baisse de la force musculaire, dans une jambe ;
● Une perte de sensibilité du périnée ;
● Des difficultés pour uriner ou au contraire de trop graves fuites urinaires;
● Une constipation ou une incontinence fécale;
● De la fièvre trop importante ;
● Des difficultés respiratoires ;
● Des vomissements trop fréquents ;
● Des vomissements trop fréquents ;
● Des infections urinaires à répétitions.