La lombalgie, est, en résumé, un mal de dos, dont la douleur se trouve au niveau des lombaires. Les lombaires sont des vertèbres qui peuvent vous causer d’importantes douleurs, qui peuvent s’étendre jusqu’aux fesses, voire, jusque dans l’arrière des genoux.

On distingue deux types de lombalgies :

  • La lombalgie commune : Cette lombalgie est très fréquente, elle peut causer des douleurs faibles à importantes. En général, ces maux de dos se développent environ vers 50 ans.
  • La lombalgie symptomatique ou spécifique : Cette autre forme de lombalgie est beaucoup plus rare que la première, elle touche moins d’un pourcent de la population. Cependant, il faut avoir en tête que celle-ci existe, car une erreur de diagnostique pourrait avoir de graves conséquences.

Symptômes

Si vous êtes victime de lombalgie, vous pouvez ressentir 2 sortes de douleurs. Des difficultés à faire certains mouvements, ou même un sentiment de blocage dans votre dos. Voici les deux types de douleurs dont vous souffrir :

  • Inflammatoires : ce sont des douleurs soudaines, qui ne sont pas liées à certains mouvements que vous avez réalisés. Malheureusement, les douleurs, quant à elles, peuvent se faire ressentir la nuit, et donc, réveiller la personne en souffrant. Par la suite, le patient connaît une raideur du dos, qui survient dès le réveil. Cette douleur peut, plus ou moins, diminuer dans la journée.
  • Mécaniques : ces douleurs sont les plus fréquentes, elles peuvent provoquer chez le patient des douleurs de type mécanique. Celles-ci apparaissent lorsque le patient utilise ces articulations. Le bon côté de ce problème est qu’il ne réveille pas la personne lors de ces changements de positions dans le nuit. Elle se manifeste fortement en fin de journée, et provoque donc quelques insomnies. 

Si vous avez une lombalgie commune, le lumbago, ou lombalgie aiguë, sont les conséquences les plus fréquentes. Elles se définissent par une douleur basse au niveau des lombaires, qui, généralement, survient rapidement après un effort. La douleur est souvent intense, et les efforts tels que la toux et la défécation sont la plupart du temps à l’origine de paroxysmes douloureux.

Causes 

La douleur liée à la lombalgie commune peut avoir de multiples origines : des efforts trop forts, des mouvements brutaux, une mauvaise posture soutenue durant un long moment. De plus, chez les cinquantenaires, les disques intervertébraux perdent de leur élasticité et cela conduit souvent à une lombalgie. D’autres maladies, telles que l’arthrose, peuvent également être à l’origine de lombalgie. Il est bon à savoir que l’arthrose, située au niveau des lombaires, est la cause la plus fréquente de lombalgies.

Les lombalgies liées à d’importants symptômes sont, quant à elle, souvent signe d’une pathologie plus grave : scoliose, fracture d’une vertèbre…

Facteurs de risque

Il existe de multiples facteurs de lombalgies communes :

  • Les efforts répétés ;
  • Les anciens traumatisme ;
  • Les antécédents de maladies psychosomatiques ;
  • Les vibrations ;
  • Le tabagisme accru ;
  • L’alcoolisme ;
  • Les mauvaises postures au travail est un facteur qui augmente fortement le risque de chronicité.

Évolution

On distingue deux types de lombalgies : les lombalgies aiguës et les lombalgies chroniques.

Le plus souvent, la lombalgie commune n’est pas forcément grave car elle n’entraîne pas de lésions. Les douleurs disparaîtront d’elles mêmes après quelques semaines. Cependant, elle fragilisera les disques intervertébraux.

Les lombalgies chroniques se caractérisent le plus souvent par des douleurs lombaires persistantes qui peuvent invalider le patient pendant environ 3 mois.

Elle est rare, mais c’est une des formes les plus graves de la lombalgie commune alors il est bon que vous la connaissiez.

Traitement 

La lombalgie peut se traiter par plusieurs règles distinctes comme une bonne hygiène de vie, du repos pendant quelques jours, des antalgiques ou anti-inflammatoires si besoin, et une kinésithérapie. En premier lieu, le médecin prescrit du repos, puis, si besoin, des anti-inflammatoires. Après cela, si les douleurs persistent, il peut aviser et trouver de meilleures solutions.

Le repos

Le repos est la manière la plus efficace de soigner une lombalgie : repos strict, dans un lit, sans oreiller ni traversin, les jambes en demi-flexion. La durée de ce repos est incertaine, mais beaucoup s’accorde à dire que la meilleure serait une courte durée : 48 heures environ. Il est prouvé que ces 48 heures de repos permettent de mieux récupérer par la suite.

Les médicaments

Les antalgiques (paracétamol, etc.) peuvent être prescrits si les douleurs sont réellement gênantes. Les anti-inflammatoires non stéroïdiens, quant à eux, sont nécessaires, ainsi que les myorelaxants, pour soulager les éventuelles douleurs que vous subissez.

La chaleur locale

La chaleur a des effets bénéfiques sur les douleurs. Cette technique est très connue. De nos jours, de multiples sources de chaleur sont utilisées : les rayons infrarouges, les enveloppements chauds, les balnéothérapie… La balnéothérapie es bénéfique car elle agit en grande partie sur le dos et notamment sur le rachis.

Les méthodes orthopédiques

Différentes méthodes orthopédiques existent afin de soulager vos douleurs liées à la lombalgie :

  • Les tractions mécaniques, elles élargissent l’espace entre les vertèbres, afin que le noyau de l’hernie puisse réintégré son espace initial. Elles peuvent être réalisées au lit à l’aide d’une sangle, qui resserre la taille, et à laquelle sont suspendus des poids. La force appliquée sur vous doit être égale à 25 % de votre poids.
  • Les manipulations vertébrales consistent, comme la méthode précédente à écarter les vertèbres par un mouvement de torsion hélicoïdale. Les risques de complications graves justifient le fait que vous devez être contrôlé strictement et assez souvent.
  • Les massages restent le meilleur traitement, à condition d’être doux, et d’être accompagné dans la vie de tous les jours de physiothérapie ;
  • L’acupuncture peut aider à soulager les douleurs subit par le patient ;
  • La thalassothérapie : bains, jets, piscine, mobilisation sous l’eau, massages, rééducation localisée… Aident aussi à guérir la lombalgie.

La réeducation

La rééducation est l’élément crucial dans le traitement des lombo-sciatiques. Cette rééducation :

  • Doit débuter après des crises douloureuses ;
  • Nécessite que le patient soit motivé pour se guérir ;
  • Doit être adaptée à chaque patient.

Les massages font partie intégrante de la rééducation. Certaines manœuvres sont sédatives, d’autres ne servent qu’à traiter précisément les zones douloureuses précises :

  • Le massage transversal profond de Cyriax, est bénéfique car il a un effet antalgique sur les douleurs, de n’importe quelles origines, quelles soient ligamentaires ou articulaires ;
  • Les manoeuvres de Wetterwald, cherchent à désorganiser les infiltrats cellulitiques que l’on peut généralement trouver chez le lombalgique chronique.

La kinésithérapie pour éduquer le dos

La kinésithérapie concerne l’intégralité des articulations et muscles se situant dans les membres inférieurs du corps. De plus, certains étirements sont essentiels et aident à soulager les douleurs, par exemple, les étirements actifs, et passifs… Ce sont des exercices réguliers que n’importe qui peut pratiquer facilement chez lui. Les kinésithérapeutes peuvent apprendre aux patients quels exercices de posture auto-passive des ischion-jambiers sont bons. Par exemple, vous pouvez travailler le décubitus dorsal et le rachis lombaire, en étant au sol, et en maintenant un de ses membres inférieurs tendu, en mettant le plus haut possible son talon sur un mur.

Ces exercices permettent aux patients de verrouiller les lombaires, par exemple, afin d’immobiliser le rachis lombaire dans une position intermédiaire. Cette position doit être connue des personnes souffrant de lombalgie car elle permet de porter des charges lourdes sans se blesser, ni abîmer son dos.