Qu’est-ce que l’arthrose ?

L’arthrose est une maladie qui touche les cartilages des articulations. Effectivement, la destruction des cartilages provoquent la disparition totale des cartilages entourant les os. Après cette destruction, les os prolifèrent sous les cartilages et donc, finissent par se toucher.

L’arthrose ne provoque aucune infection. Malheureusement, certaines formes de l’arthrose provoquent des inflammations graves.

Mécanismes de l’arthrose

Les cellules formant le cartilage sont appelées « chrondrocytes». Ces cellules s’opposent à la destruction du reste de ces mêmes cellules. A partir du moment où la régénérescence du cartilage est dépassée par la destruction de celui-ci, l’épaisseur du cartilage s’amoindrit jusqu’à totalement disparaître. Puis, l’articulation est touchée et devient fortement douloureuse.

Ce manque de cellules pousse le corps à créer de nouvelles substances, des  excroissances osseuses, qui sont plus communément appelées: ostéophytes, et qui vont venir se manifester un peu à l’écart de l’articulation touchée.

Lorsque le cartilage entame sa dégénérescence, de petits morceaux de celui-ci vont venir flotter dans l’articulation. Ce système entraîne des douleurs fortes, ainsi que des inflammations, qui font gonfler le membre et provoque une hypersécrétion au niveau de l’articulation.

L’arthrose se définit souvent par trois problèmes anatomiques :

  • La disparition totale du cartilage articulaire qui, avec le temps, est creusé par des trous, aussi appelés «ulcères»,ce qui peut laisser l’os à nu ;
  • L’atteinte de l’os qui n’est plus protégé par son cartilage et qui se décalcifie donc en certains points (on appelle ce phénomène l’ostéoporose). Ce problème a lieu, la plupart du temps, dans la partie qui se trouve près de l’articulation dans les zones de pression : c’est l’ostéosclérose sous-chondrale ;
  • La formation d’excroissances osseuses tout proche de l’articulation : ce sont les ostéophytes (parfois surnommées « becs de perroquet » à cause de leur forme).

Causes et facteurs de risque de l’arthrose

Lorsque vous souffrez d’arthrose, votre cartilage se fissure et laisse le muscle apparaître. Cette fissuration provient de différentes lésions mécaniques. Cependant, elle peut également être due à des problèmes de biochimie au niveau de la structure de votre cartilage.

En résumé, nous pouvons dire que l’arthrose est le résultat :

  • De contraintes physiques problématiques sur un cartilage normal ;
  • De contraintes physiques normales sur un cartilage problématique ;
  • De l’assemblage des deux situations précédentes.

Les principaux facteurs de risques suspectés sont :

  • Généraux : elles proviennent du train de vie; âge, poids, ménopause, et autres rhumatismes ;
  • Génétiques : la notion d’hérédité est prouvée, notamment dans les problèmes arthroses au niveau du genou, de la hanche et de la main ;
  •  Locaux :
    • Des traumatismes à répétition (travaux pénibles, sports violents…) ;
    • Anomalie dans la position qu’a l’articulation (scoliose, malformation de la hanche, …) ;
    • Maladies osseuses ou articulaires localisées en tout genre (séquelles d’arthrite, séquelles de fractures, maladie de Paget…).

De plus, le dernier et principal facteur d’arthrose  pourrait être le surpoids, car il favorise l’apparition d’arthrose au niveau des genou et des hanches. 

Les symptômes de l’Arthrose

Les symptômes de l’arthrose peuvent être bien différents. Effectivement, selon l’emplacement de l’articulation touchée, les douleurs peuvent varier.

Cependant, dans l’intégralité des cas, le motif qui pousse à la consultation est la douleur liée à une gêne fonctionnelle. La gêne fonctionnelle c’est la limitation qu’a l’articulation victime d’arthrose pour bouger normalement. Cette gêne peut être plus ou moins pénible, selon l’activité des patients en souffrant. Effectivement, un pianiste par exemple, sera très embêté par une arthrose au niveau des doigts, même si celle-ci est moindre.

La douleur est, la plupart du temps, de type « mécanique ». En effet, les douleurs de ce type  présentent des caractéristiques bien distinctes :

  • Elle est déclenchée, voire aggravée, par le mouvement ;
  • Elle cesse (ou s’atténue) quand l’articulation douloureuse est au repos;
  • Elle est moins douloureuse le matin, que dans le reste de la journée, car la douleur  augmente dans la journée et atteint son maximum le soir ;
  • Elle gêne l’endormissement, et génère des réveils nocturnes en raison de la douleur à laquelle elle s’associe ;
  • Elle apparaît à chaque moment où l’articulation concernée est victime d’un effort, même s’il semble banal : la marche pour l’arthrose de hanche, monter un escalier pour le genou, lever le bras pour l’épaule…

En principe, les articulations touchées par les problèmes d’arthrose ne présentent aucun signes particuliers au début, elles ne sont pas chaudes, pas rouges, mais elles peuvent fortement gonfler! Malgré cela, avec le temps, les excroissances osseuses ostéophytes entraînent des déformations importantes des articulations, visibles au niveau des mains et  genoux surtout.

De plus, il existe des périodes où les inflammations seront d’autant plus violentes.

La consultation

L’examen clinique

Si vous souffrez d’arthrose il est bon de faire appel à un médecin pour une consultation. Celui-ci va rechercher :

  • Les douleurs provoquées suite à une palpation ;
  • Les déformations articulaires ;
  • L’amplitude des mouvements restants possibles ;
  • La présence d’un épanchement liquidien (au niveau du genoux).

Les questionnaires d’auto-évaluation

Deux types de questionnaires peuvent vous êtres fournis afin de vérifier l’importance de la douleur et du handicap :

  •  Les EVA : L’utilisation d’une Échelle Visuelle Analogique (EVA), permet au patient  de démontrer, à l’aide de chiffres, l’importance de sa douleur et de son handicap. Le patient peut renouveler ce test tous les 3 ou 6 mois, afin que les spécialistes puissent constater une amélioration, ou au contraire, une aggravation des problèmes d’arthrose.
  • Les indices fonctionnels : il s’agit de questionnaires spécifiques à certaines parties du corps: pour le genou et la hanche on utilise l’indice de Lequesne, et pour la main l’indice de Dreisser. L’indice Lequesne, permet de prendre une décision quant à une opération chirugicale.

Examens et analyses complémentaires

Les prises de sang

L’arthrose n’influe pas les résultats obtenus par prise de sang, la vitesse de sédimentation, et les protéines ne varient pas. A la différence des arthrites, l’arthrose ne présente pas de problème inflammatoire.

La radiologie

La radiographie standard, suffit amplement pour diagnostiquer une maladie arthrosique.

Quatre signes radiologiques sont caractéristiques :

  • Le pincement de l’articulation du à la destruction du cartilage ;
  • Une condensation osseuse sous le cartilage ;
  • La présence d’excroissances osseuses, aussi appelées ostéophytes ;
  • La présence de géodes dans l’os autour de l’articulation.

Il est bon à savoir qu’il n’y a pas de liens entre l’importance des signes radiographiques et les symptômes ressentis : une arthrose très douloureuse, peut, en effet, ne présenter que faibles problèmes radiologiques.