La sciatique ou l’affection des plus de 30 ans

Vous ressentez une douleur insoutenable au dos ? Cette douleur vous handicape-t-elle dans votre quotidien. La douleur irradie-t-elle vers les fesses ou les jambes ? Malgré la prise d’antidouleurs, l’intensité de la douleur reste la même ? Vous ressentez des engourdissements au niveau d’une ou des deux jambes ? Ces symptômes doivent vous alerter et vous encourager à consulter.

La sciatique, qu’est-ce que c’est ?

nerf sciatiqueIl s’agit d’une douleur ressentie du bas du dos jusqu’au pied qui est due à la compression d’une des deux racines du nerf sciatique qui innerve la jambe. Le nerf sciatique est le plus gros et le plus long nerf du corps humain. Il débute au bas du dos (colonne vertébrale lombaire), passe par la fesse, la cuisse et se termine au niveau du pied. Il s’agit d’un nerf sensori-moteur. Il a pour fonction d’assurer la flexion de la jambe, du pied mais aussi d’assurer la sensibilité de la jambe et du pied. 

La principale cause de la sciatique est l’hernie discale. Un disque faisant saillie dans la colonne vertébrale vient comprimer l’une des racines du nerf sciatique soit entre la quatrième et la cinquième vertèbre lombaire, soit entre la cinquième vertèbre lombaire et la première vertèbre du sacrum. 

La sciatique est une affection fréquente qui touche les plus de trente ans. Elle peut apparaitre lors d’un effort, un surmenage de la colonne vertébrale ou d’un traumatisme. Si vous présentez des antécédents de douleurs lombaires, vous serez plus susceptibles d’être touchés par cette affection. 

Bonus: vidéo sur la sciatique pour mieux comprendre.

On distingue la sciatique des autres maux de dos car elle n’affecte qu’un seul membre inférieur, seule une racine peut être comprimée. Malgré la douleur, l’aspect de la jambe ne subit aucune transformation. La douleur peut être amplifiée avec la toux ou la prolongation de la station debout. On peut aussi noter une douleur lors d’éternuements ou de la selle. Vous pourriez aussi ressentir fourmillements, engourdissements ou encore faiblesse musculaire de la jambe. Dans certains cas, la sciatique s’accompagne d’une anesthésie de la jambe ou encore une anesthésie des organes génitaux. Vous pourriez aussi avoir des difficultés à marcher ou à vous tenir sur la pointe des pieds et des talons.

Dans la plupart des cas, le traitement médical de la sciatique ne nécessite que la prise de médicaments, de la kinésithérapie et du repos. Dans les cas les plus sévères, on peut recourir à une opération chirurgicale qui aura pour but de libérer la racine et soulager le patient. 

Certaines sciatiques ne sont pas dues  à une compression de la racine. La cause doit alors être recherchée en dehors de la colonne vertébrale, au niveau du tronc du nerf sciatique lui-même. Cette recherche requiert davantage d’investigations. 

Ceux qui ont déjà souffert de la sciatique sont conscients de ce qu’elle occasionne dans la vie de tous les jours. Le patient se retrouve ralenti dans toutes ses tâches quotidiennes. Ces douleurs touchent de nombreux secteurs professionnels tels que la petite enfance, les infirmières, la restauration, le secteur maritime ou encore l’industrie.

Les professionnels de la santé estiment que 50% de la population connaitra un jour ou l’autre un épisode de sciatique. Ce dernier touche un grand nombre de patients, mais à des degrés divers. Le mal de dos est responsable de 10% des incapacités de travail. Cette affection qui est transitoire marque dans 70% des cas le début de problèmes chroniques.

Quand consulter un médecin ?

stéthoscopeIl est conseillé de consulter un médecin dès l’apparition de douleurs dans le bas du dos. Après deux ou trois jours d’automédication sans amélioration, il est impératif de consulter. Le spécialiste vous questionnera, dans un premier temps sur vos symptômes: la fréquence et la longueur des  douleurs ainsi que les zones précises de douleurs. Il vous demandera aussi quelles sont positions qui favorisant la douleur, Il voudra aussi savoir si vous ressentez des phases d’engourdissement des membres inférieurs. Il s’intéressera aussi à vos antécédents médicaux.

En second lieu, le médecin procédera à l’examen physique. Celui-ci consiste à rechercher les points douloureux. Vous devrez alors réaliser quelques activités physiques : marcher, s’asseoir, se tenir debout longuement, se pencher en avant, etc. Le médecin accordera une attention particulière à tous signes de paralysie car cela peut nécessiter des examens complémentaires et dans le cas le plus grave, une opération d’urgence. Le médecin peut aussi examiner le nerf sciatique comprimé en mesurant la taille du muscle du mollet ou en touchant, à l’aide d’une plume, différentes parties du corps. 

À l’issue de cet examen, le médecin peut prescrire des examens complémentaires tels qu’une IRM, une radiographie ou un scanner. Le scanner est le premier examen à réaliser en cas de sciatique récidiviste. La radiographie permet d’économiser d’autres causes de la sciatique. L’IRM sera utile pour vérifier la présence de tissus endommagés ou de nerfs blessés. 

Le premier acte médical consiste souvent à traiter la douleur. Le traitement médical, consiste en une prescription médicamenteuse d’antalgique, d’anti-inflammatoires non stéroïdiens, ou de décontractant musculaire). Le traitement de la douleur sera couplé à une période de repos de 4 à 6 semaines

En cas d’échec de ce traitement, le rhumatologue procédera à un geste d’infiltration lombaire de corticoïdes, ou sous contrôle radiographique par un radiologue.

Après la douleur, que faut-il faire ?

 Une fois la crise douloureuse passée, il faut :

  • se remuscler le dos et les muscles abdominaux et ne surtout pas arrêter ses activités quotidiennes. Ces dernières peuvent être adaptées pour minimiser la douleur ;
  • éviter les positions ou les mouvements qui provoquent la douleur ;
  • perdre du poids en cas de kilos en trop ;
  • suivre des cours d’école du dos afin d’éviter toute nouvelle crise ;
  • l’alitement total n’est pas conseillé, mais le repos est conseillé. En position allongée, surélever ses jambes peut aider à minimiser la douleur ; 
  • attendre que la hernie discale se résorbe en 3 à 6 mois le plus souvent.

Un kinésithérapeute ou un bon ostéopathe peut être utile grâce à des exercices et des massages qui permettront de libérer les tensions et mobiliser le nerf sciatique. 

Comment soigner naturellement une sciatique ?

Il existe plusieurs méthodes pour stopper l’inflammation. Celles-ci concernent des aliments à consommer, des huiles essentielles ou végétales ou encore des moyens mécaniques.

En matière de sciatique l’extrême bon sens emmène premièrement à prendre du repos. Il existe aussi des solutions mécaniques.

L’acupression permet de soulager la douleur en sur-stimulant le nerf sciatique. Cette simulation permettrait de déclencher la sécrétion d’endorphines et ainsi stopper l’inflammation.

Une autre méthode consiste utiliser de l’arnica et l’appliquer sur la zone la plus douloureuse.   Certaines huiles essentielles ont aussi ont des propriétés anti-inflammatoires Les huiles de gaulthérie à camphre, d’eucalyptus citronné,  de romarin. Un mélange de 20 goutes de chacune de ces huiles associé à 15 ml d’arnica vous aidera à soulager l’inflammation. 

Pour réduire la douleur une huile végétale est connue pour avoir un effet quasiment magique, il s’agit de l’huile végétale de ricin, vous pouvez faire un pansement cataplasme avec celle-ci et appliquer sur la zone douloureuse. 

Vos habitudes alimentaires

En matière de santé naturelle, il faut noter, qu’en cas d’inflammation chronique, l’approche se veut souvent holistique et s’accompagne en principe d’ un changement d’hygiène de vie, notamment d’habitudes alimentaire et de l’application d’un protocole ou l’on pourra utiliser plusieurs méthodes à la fois. Il s’agira de réduire  ou éliminer les aliments qui favorisent l’inflammation dans le corps comme les aliments à forte teneur en sucre ou tous les produits transformés. Les aliments riches en magnésium comme les arachides ont la propriété de détendre les muscles. Ce qui aura pour l’effet de réduire la pression sur le nerf.

L’ail est aussi connu pour ses propriétés antidouleur. Consommer 4 à 8 gousses d’ail naturel pourra vous soulager.

Depuis quelques années, un anti-inflammatoire naturel a fait son apparition  outre atlantique, il s’agit de la serrapeptsase, enzyme naturel du vers à soie. Le vers à soie pour devenir un papillon sécrète un enzyme naturel qui a pour propriété de dissoudre la soie dans laquelle , il opère sa métamorphose et permettre la transformation. Sans cet enzyme la douleur serait insupportable. Une infime quantité permet la transformation. On compare les propriétés de cet enzyme à celles de l’aspirine.